Pour une poignée de 7e art (par Indy Blave)

Pour une poignée de 7e art (par Indy Blave)

« La cache »

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C’est un film qui serait passe relativement inaperçu si sa vedette n’était pas partie entre-temps.

 

Michel Blanc, avant « Le routard », nous offre ici une de ses dernières prestations avant sa mort inattendue en octobre 2024. Il est bien sûr l’attrait principal du film. Fidèle à lui même, il s’impose sans mal en offrant une présence qui laisse peu de questions quant au fait qu’il était un des meilleurs. Touchant et drôle à la fois, il propose ce qu’il y a de mieux dans un film pas très réussi au demeurant.

 

Car hormis la présence de Michel Blanc, le film n’offre que peu d’intérêts. Pourtant, avec pour toile de fond mai 1968, il y avait matière à faire. Le ratage quasi complet du film n’en est que plus douloureux.

 

La faute en incombe à une réalisation qui veut prendre des tournures fantasmagoriques sans jamais oser s’y incruster vraiment.

 

De même on se demande ce que cherche Lionel Baier en rallongeant des scènes inutilement, un jeune lisant un « Gaston Lagaffe » jusqu’à en filmer plusieurs pages, des arrêts sur des buissons, alors qu’il y aurait tant à raconter par ailleurs.

 

Le film se relance furtivement en jouant avec l’histoire et une « fugue » improbable de de Gaule. Une idée rigolote mais qui n’est que trop fortuite pour passionner à outrance.

 

On imagine l’excellent film qui aurait pu être « La cache » s’il avait été réalisé par Cedric Klapisch ou Jean-Pierre Jeunet avec des dialogues percutants ou un aspect surréaliste bien trouvé. Mais « La cache » est finalement un film poussif, souvent surjoué (sauf Blanc donc et William Lebghil) et qui finit par être d’un ennui quasi total.

 

 



19/03/2025
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